25.12.2009
Duvergne n'en démord pas de son projet d'incinérateur
INCINÉRATEUR DE CHINON-HÔPITAL RABELAIS : LA DERNIÈRE CHANCE DE STOPPER LA MACHINE INFERNALE
M. Duvergne, président du SMICTOM du Chinonais, a relancé sur les chapeaux de roues la procédure de construction d'un nouvel incinérateur, collé à l'hôpital Rabelais, et deux fois plus gros que celui qui y est installé actuellement.
Le SMICTOM réuni en assemblée plénière (mais à huis clos sans doute) devra décider début février 2010 de valider le choix de l'entreprise pré-selectionnée, ou bien de renoncer une fois pour toutes à la construction d'un nouvel incinérateur et d'étudier les alternatives, plus favorables à la santé, à l'environnement et au développement socio-économique.
Cette réunion est par conséquent d'une importance capitale, elle va engager l'avenir de la filière "déchets ménagers et assimilés" de la région pour les 30 ou 40 ans à venir, avec les conséquences que l'on connaît bien maintenant en matière d'impact environnemental, de santé public, de bilan carbone, de gaspillages et d'endettement des contribuables.
Alors même que les alternatives "douces" existent, à moindres coûts et compatibles avec l'ensemble des recommandations des Grenelles de l'Environnement et du Sommet de Copenhague.
Afin de tout faire pour que cette réunion de la dernière chance du SMICTOM entende enfin la mobilisation des habitants contre le nouvel incinérateur, nous vous invitons à une réunion de travail du Collectif Chinonais Environnement :
lundi 11 janvier 2010 à 20h30 à la Maison des Associations, 45 rue Jean-Jacques Rousseau, 37500 Chinon
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07.06.2009
Expertise nationale sur les alternatives à l'incinération des déchets GESDI sept. 2007
C. ALTERNATIVES TECHNOLOGIQUES A L’INCINERATION.
Les alternatives à l’incinération ont pour objectifs, non seulement de respecter la santé des populations et l’environnement, mais aussi de stimuler l’innovation technologique, et surtout économiser les ressources de la planète plutôt que de les détruire.
1. Prendre le parti du refus de l’incinération. Les aspects politiques.
Les arguments en faveur de l’incinération, tels que les exposent les industriels de l’incinération témoignent en fait d’une attitude principalement commerciale, autrement dit d’intérêts financiers à court terme les concernant particulièrement, par conséquent d’une mauvaise volonté à tout remettre à plat et à innover au plan technologique et finalement d’une absence de prise en considération de l’intérêt général, alors qu’à l’inverse leur prestation devrait les conduire à se mettre d’abord et avant tout à l’écoute et au service de la société.
Il en est de même des femmes et hommes politiques et des responsables administratifs, qui, lorsqu’ils contribuent à la décision de construire un nouvel incinérateur ou de délivrer une autorisation de coincinération, soit ne sont pas informés ou ont été mal conseillés sur les possibilités d’alternatives technologiques, soit choisissent la solution de facilité – celle qui consiste à s’entendre directement avec l’industriel de l’incinération ou de la coincinération, – et donc se débarrassent du problème sans avoir réfléchi à toutes les autres possibilités et fait l’effort de les rechercher, au mépris de la santé de leurs concitoyens et du respect de l’environnement.
En fait, cette attitude inadaptée est en train de changer. De nombreux maires et un nombre croissant d’élus, quelle que soit leur appartenance politique, prennent aujourd’hui le parti du refus de l’incinération. Et il faut les en remercier.
L’incinération apparaît en effet la solution de facilité, alors qu’elle est la plus dangereuse au plan de la santé publique, la moins rentable au plan économique, la plus mauvaise au plan social puisque c’est celle qui génère le moins d’emplois (voir plus loin), et enfin la plus destructrice en matière d’épargne des ressources planétaires.
2. Stimuler l’innovation technologique, valoriser le développement socio-économique tout en garantissant la sécurité sanitaire des populations : les 9 avantages des alternatives à l’incinération.
A l’inverse, les méthodes alternatives, bien qu’elles soient pour certaines plus difficiles à mettre en œuvre, présentent neuf avantages :
- Elles garantissent la sécurité sanitaire des populations en générant beaucoup moins de produits toxiques de synthèse
- Elles polluent beaucoup moins l’environnement immédiat et à distance.
- Elles créent un lien social avec les populations, en instituant une participation active, grâce au tri sélectif.
- Elles économisent les matières premières et secondaires et les renouvellent grâce à une réutilisation de certains composants et au recyclage.
- Elles règlent en très grande partie le problème du stockage sécurisé et de l’enfouissement des déchets ultimes, puisque ceux-ci sont en quantité très réduite.
- Elles stimulent l’innovation technologique orientée vers le développement durable et font que les industriels – ceux qui ont compris que l’innovation est la clé principale du développement économique – peuvent acquérir de nouvelles parts de marché, au niveau national et international.
- Elles sont financièrement et économiquement rentables pour la société, c'est-à-dire tant par les collectivités territoriales que pour les usagers.
- Elles sont créatrices de très nombreux emplois.
- Elles réduisent de façon considérable l’émission des GES et contribuent à ne pas aggraver la diminution de la couche d’ozone stratosphérique, en supprimant l’émission de composés chlorés et bromés (sous forme d’hydracide).
- Source : Expertise nationale concernant les alternatives à l'incinération des déchets (Extrait pp 17-19 ARTAC GESDI 17.09.08) ARTAC GESDI Incinération et ses conséquences sur l'environnement, la sante, l'économie17.09.07.pdf
Site internet d'ARTAC : http://artac.info
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19.05.2009
Demande de publication de l'étude BRGM sur le contenu des sacs noirs brûlés à l'incinérateur de Chinon
Lettre Ouverte du Collectif Chinonais Environnement à M. le Président du Smictom du Chinonais, Place Jeanne d’Arc - 37500 Chinon
Chinon le 18 mai 2009
Monsieur le Président,
Durant le printemps et l’été 2008, le Smictom a fait réaliser une étude par le BRGM à l’usine d’incinération des déchets ménagers de St Benoît la Forêt, usine située à proximité immédiate du centre hospitalier François Rabelais. Cette étude a été présentée lors de la réunion des délégués du 22 décembre 2008, mais aucun compte rendu n’en fait état.
L'étude fait apparaître qu’un sac noir sur deux prélevés au déchargement à l’usine d’incinération ne devrait pas s’y trouver. En effet papier, verre, bois, déchets verts et fermentescibles n’ont pas vocation à brûler mais à être recyclés ou compostés.
Nous vous demandons de rendre publique cette étude de manière à mettre à la disposition des habitants une information leur permettant de réaliser mieux le tri indispensable.
Une publication avant le démarrage des débats organisés par le Conseil Général, dont la première rencontre publique doit se tenir à Chinon le 9 juin prochain serait souhaitable.
Dans l’attente, veuillez recevoir, Monsieur le Président, l’expression de nos meilleures salutations.
Collectif Chinonais Environnement, membre du Collectif Arc en Ciel
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15.05.2009
En avant le débat itinérant
« Pourquoi tu le jettes ?!... » débat public itinérant organisé par des collectifs, des associations et des personnes souhaitant partager leurs interrogations sur la gestion des déchets ménagers: « Est-il possible de réduire les quantités et la production des déchets ? De les valoriser à l'heure où les prix des matières premières de la planète s'envolent ? Quels sont les effets liés aux choix de chacun dans sa vie quotidienne et à ceux des instances politiques ? »
Suite aux premiers rendez-vous des 10 et 17 avril à la Mairie de Chinon le débat itinérant porte ces questions dans d'autres villes du SMICTOM:
3e rendez-vous à RICHELIEU le 25 mai 2009 à 20h30 Salle des Fêtes: Projection du film « Déchets à ménager » de Cécile Couraud et produit par le Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets (CNIID) concernant les perspectives en matière de traitement des déchets.
4e rendez-vous à l'ILE BOUCHARD le 27 mai 2009 à 20h30 Salle du cinéma du Centre municipal: Présentation du document "Tout ce que vous aimeriez savoir sur les déchets et qu’on ne vous a (peut-être) jamais dit..." par les auteurs : Daniel Houlle, élu et ancien conseiller régional, et Robert Afif, ingénieur retraité, acteurs du projet de retraitement multifilières des déchets « ANGERS-LOIRE BIOPÔLE ».
5e rendez-vous à AZAY LE RIDEAU le 28 mai 2009 à 20h30 Salle Aucher - Maison des Associations: Présentation du document "Tout ce que vous aimeriez savoir sur les déchets et qu’on ne vous a (peut-être) jamais dit..." par les auteurs : Daniel Houlle, élu et ancien conseiller régional, et Robert Afif, ingénieur retraité, acteurs du projet de retraitement multifilières des déchets « ANGERS-LOIRE BIOPÔLE ».
06:57 Publié dans Environnement, santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.05.2009
Autour de chez nous ...
Voilà ce qui ne devrait plus arriver si les outils pour réaliser le tri des déchets et la reprise et recyclage des matières premières étaient efficaces. L'exemple est intéressant car il s'agit du dépot de chauffe-eau, frigo usagés et autres appareils électroménagers sur le terrain d'un artisan du Bouchardais, par ailleurs vice-président du Smictom du Chinonais ...
18:53 Publié dans Environnement, santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.04.2009
Incinérateur et hôpital ne font pas bon ménage
Photo: le Centre hospitalier du Chinonais. En haut à droite, à quelques 50 mètres de l'hôpital, l'incinérateur actuel, construit en 1983 et dont la "mise aux normes" a commencé en 2001. L'achat du terrain boisé autour de l'installation actuelle est prévu pour accueillir la construction du nouvel incinérateur ...
Les Chinonais, dont l'incinérateur actuel (20.000 tonnes par an) sévit depuis une vingtaine d'années à seulement 50 mètres de l'Hôpital Rabelais avec ses nombreux patients résidents de longue durée, sa maternité et la Clinique Jeanne d'Arc, et qui se voient aujourd'hui imposer, par le SMICTOM du Chinonais, la construction d'un nouvel incinérateur, d'une capacité de 40.000 tonnes par an, sur le même site, ne pourront manquer de trouver curieux qu'on leur demande d'en reprendre pour 30 ans, alors que tous les associations et organismes de veille de santé publique et d'environnement tirent la sonnette d'alarme et que l’article 3 de l’arrêté du 20 septembre 2002 relatif aux installations d'incinération et de co-incinération de déchets précise que le choix du site doit tenir compte, entre autres, de la proximité immédiate d’établissement de santé. C'est d'ailleurs sur sur ces bases que la ville de Ballan, situé à 2 km au nord-ouest du centre de rééducation cardio-vasculaire de Bois Gibert, alors qu’il est acquis que le risque est maximal à moins de 5 km d’un incinérateur, a obtenu le rejet du projet d'incinérateur sur son territoire.
09:08 Publié dans Environnement, santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.03.2009
Invitation au débat
« Pourquoi tu le jettes ?!... » débat public itinérant organisé par des collectifs, des associations et des personnes souhaitant partager leurs interrogations sur la gestion des déchets ménagers: « Est-il possible de réduire les quantités et la production des déchets ? De les valoriser à l'heure où les prix des matières premières de la planète s'envolent ? Quels sont les effets liés aux choix de chacun dans sa vie quotidienne et à ceux des instances politiques ? »

Premier rendez-vous à CHINON : le 10 avril 2009 à 20h30 Salle Olivier Debré (Mairie) Présentation du document "Tout ce que vous aimeriez savoir sur les déchets et qu’on ne vous a (peut-être) jamais dit..." par les auteurs : Daniel Houlle, élu et ancien conseiller régional, et Robert Afif, ingénieur retraité, acteurs du projet de retraitement multifilières des déchets « ANGERS-LOIRE BIOPÔLE ».
Deuxième rendez-vous à CHINON : le 17 avril 2009 à 20h30 Salle Olivier Debré (Mairie) Projection du film « Déchets à ménager » de Cécile Couraud, avec l’intervention d'un membre du bureau du Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets (CNIID) sur les perspectives en matière de traitement des déchets.
Expos/animations/infos Verre offert Entrée gratuite
Infos à suivre : d'autres soirées d'information et de débat sont déjà programmées fin mai à l'Ile Bouchard et à Richelieu ...
11:16 Publié dans Environnement, santé | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.02.2009
Clermont Communauté et Angers Loire Métropole ont choisi un traitement innovant des déchets pour préserver l'environnement et réduire les coûts
Le projet de construction d'un incinérateur de déchets ménagers à Clermont-Ferrand a suscité de fortes oppositions de la part de la majorité des professionnels de la santé (lettre des 531 médecins clermontois en rappel ci-dessous), mais aussi de nombreux élus et d'associations citoyennes.
Hormis les dangers pour la santé publique et pour l'environnement, l'enquête publique a démontré que le projet d'incinérateur Vernea/VALTOM n'était pas conforme au Plan Départemental d'Elimination des Déchets ménagers et que par ailleurs, ce projet était en totale inadéquation avec les besoins de la population, en matière de traitement des déchets et de démographie, évolutifs, mais également en termes de coût.
A la demande du Préfet, Clermont Communauté a présenté, en août 2007, le projet alternatif OPHRYS : Pour_une_gestion_citoyenne_des_dechets.pdf
Schéma comparatif des projets Vernea/VALTOM et OPHRYS : Clermont Presentation projet OPHRYS 04.04.08.pdf
Lettre des 531 médecins clermontois :http://www.airpur.org/index.php?option=com_content&ta...
Biopole d'Angers Loire Métropole : remplacement dès 2010 de l'incinérateur actuel des Roseraies par un projet innovant de retraitement des déchets. Après plusieurs années de réflexion et débat, en lien notamment avec les riverains et les associations proches de l'environnement, ce choix illustre surtout un choix politique, dit le président d'Angers Loire Métropole. Ce choix s'appuie sur de nouvelles technologies comme le traitement mécano-biologique et la méthanisation pour produire du gaz naturel et du compost pour agir en faveur de l'environnement et du développement durable. Le principe retenu consiste tout d'abord à diminuer la quantité de déchets à traiter, en développant les initiatives de prévention et la collecte sélective.
Pourquoi et comment : http://www.angersloiremetropole.fr/index.php?id=9067
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21.12.2008
Lettre ouverte du Dr Christian Schabel à M. Jean-Pierre Duvergne, Pdt du SMICTOM et maire de Chinon
Chinon, le 21 décembre 2008
Bonsoir Jean-Pierre,
Loin d'être un anti ou pro-incinération (ça n'est pas mon métier!) j'interviens ce soir dans le débat et pour cause : les résultats de l'étude de l'institut de veille sanitaire de mars 2008 sont alarmants. L'incinération des ordures ménagères provoque des cancers, c'est certain et à un taux important et indiscutable. Liens à consulter :
Documents trouvés sur le site de l'INVS pour “Ordures“
Ces éléments constituent un cas de force majeure à mes yeux de médecin. Le risque que l'on fait inconsidérément courir aux populations (quelques soient les "normes") est tel, que je m'élève publiquement contre ce projet. Je ne rejette aucune responsabilité sur la décision du SMICTOM en date du 6 juin 2006 : les résultats même partiels de ladite étude n'étaient connus de personne. Ce qui n'est plus le cas.
Je te demande donc solenellement un ARRET IMMEDIAT AU TITRE DU PRINCIPE DE PRECAUTION de ce projet dit d'UVE et l'étude de solutions alternatives car elles existent. Je pensais un débat au sens démocratique du terme utile à une prise de décision collective réfléchie. Aujourd'hui, le débat n'a plus de sens, car le risque encouru est connu et certain. Je m'engage à dénoncer publiquement toute attitude politique contraire au bon sens, et attentatoire à la santé des populations à partir de maintenant.
Je communique ce mail au sénateur Yves DAUGE, président de l'hôpital voisin, à son directeur Mr Faugerolas, à Mme Christiane Rigaux conseillère générale dont je suis le remplaçant, ainsi qu'au collectif Chinon Environnement qui feront de ma déclaration l'usage qu'ils jugeront nécessaire. J'autorise sa publication dans la presse.
Merci de m'avoir lu.
Dr Christian SCHABEL, médecin généraliste à Chinon (37500)
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20.12.2008
Le SMICTOM victime de publicité mensongère d'EDF ?
En lisant le commentaire n°46 du samedi 22 novembre 2008 à 19:13, posté par A. Laurent, JP Lorillard, JC Gulia, conseillers municipaux à Chinon sur le blog de la Nouvelle République en réponse à la question : l'incinérateur est-il indispensable en Indre et Loire ?, on se dit que voici des hommes responsables qui souhaitent sincèrement le bien de leur communauté et de la terre que nous léguerons à nos enfants et qui s'informent. Retenons toutefois, que le premier d'entre eux est Directeur de la Communication de la Centrale nucléaire d'Avoine.
Alors, d'où proviennent les informations diffusées aux élus délégués du SMICTOM, pour leur permettre, en leur âme et conscience et dans le respect du principe de précaution constitutionnel en terme de protection de leurs administrés, de trancher la question sur l'utilité et l'innocuité de l'incinération des déchets ?
Voici l'un des documents envoyé sans réserve, le 16 juillet 2007 par le Président du SMICTOM aux élus délégués. Titre : le "Manifeste pour l'incinération". Auteur: "Groupe TIRU. producteur d'énergie verte" et ... filiale d'EDF. Doc TIRU info SMICTOM 16.07.08.pdf
Pour en savoir plus sur le groupe TIRU
Cette brochure publicitaire peut désormais servir de référence à brandir, à qui ne souhaite pas y réfléchir plus loin, pour démontrer le bien fondé de la construction d'un nouvel incinérateur de déchets ménagers et assimilés de l'agglomération tourangelle et au-delà sur le site de l'Hôpital Rabelais, à Chinon-Saint Benoît.
Voyons : dans leur commentaire, nos 3 élus citent le manifeste, pour invoquer l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise d'Energie) comme garante de l'innocuité des incinérateurs et de leurs extraordinaires vertus environnementales : "Comme le souligne l'ADEME, (...) l'incinération (...) a un effet positif sur l'effet de serre (...)". Ici, EDF-TIRU transforme le fait que l'incinération émet moins de méthane que le stockage en milieu ouvert des déchets organiques (méthode d'ailleurs préconisée par personne) en impact positif de l'incinération sur l'environnement et sur l'effet de serre.
Fort heureusement, l'ADEME reste très prudente sur les incinérateurs, et multiplie les précautions pour éviter aux élus et administrateurs avertis de tomber un jour, qui sait, sous le coup d'un procès aux Assises pour complicité d'empoisonnement volontaire et mise en danger de la vie d'autrui (Article 223 du Code Pénal), comme en leur temps les zélés promoteurs de l'amiante, de l'hormone de croissance, du sang contaminé, du nuage radioactif de Tchernobyl refoulé aux frontières françaises, et autres bienfaiteurs de l'humanité.
L'ADEME préconise le respect des lois et règlementations très strictes en matière d'installations classées à risque pour la santé et la protection de l'environnement et y renvoie systématiquement : http://www.ademe.fr
Et notamment à l'article 3 de l'arrêté du 20 septembre 2002, qui proscrit la construction d'incinérateurs à proximité immédiate d'établissements de santé, d'écoles, de crèches ... en vertu duquel la construction d'un nouvel incinérateur à proximité immédiate du Centre Hospitalier du Chinonais (50 mètres) ne sera jamais autorisée au terme de l'enquête publique et de l'étude d'impact, et ce quelques soient les gesticulations de M. Duvergne.
Car ce qui a été possible en 1983 (la construction de l'incinérateur actuel à l'Hôpital Rabelais, dont la "mise aux normes" n'a été entreprise qu'en 2001) ne l'est plus aujourd'hui, les temps ont changé. Le principe de précaution de la Charte de l'Environnement figure maintenant en préambule de la Constitution Française, au même titre que la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Les incinérateurs de déchets ménagers et industriels en vrac comme le nôtre sont maintenant des installations classées et surveillées à des fins de prévention des risques et de lutte contre les pollutions organiques persistants. Voir à ce propos le site de l'Inspection des Installations classées.
Nos 3 élus de Chinon, tout comme EDF-TIRU, appellent également l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) à la rescousse, et de manière catégorique : "L'OMS considère comme nul le risque des incinérateurs sur la santé publique". Et de citer un extrait tronqué du texte de présentation d'une brochure pédagogique d'éducation sanitaire pour débutant en zone sous-développée, qui n'a rien à voir avec l'incinération industrielle, et qui ne comporte aucune appréciation médicale autre que : "l'incinération ne convient pas à tous les types de déchets".
Voici en réalité ce qui est écrit sur le site de l'OMS, dans son aide mémoire N°225 sur les dioxines:
" Les dioxines sont des polluants de l'environnement. Elles ont la caractéristique douteuse d'appartenir au groupe appelé «dirty dozen», une douzaine de produits chimiques dangereux qui sont des polluants organiques persistants. Elles posent problème à cause de leur toxicité potentielle élevée. L'expérimentation a montré qu'elles affectaient un certain nombre d'organes et de systèmes. Une fois que les dioxines ont pénétré dans l'organisme, elles s'y maintiennent longtemps à cause de leur stabilité chimique et de leur capacité à être absorbée par les tissus adipeux, dans lesquels elles sont stockées. On estime que leur demi-vie, le temps nécessaire pour perdre la moitié de son activité dans l'organisme, va de sept à onze ans. Dans l'environnement, elles tendent à s'accumuler dans la chaîne alimentaire. Plus on monte dans cette chaîne, plus les concentrations en dioxines augmentent.
(...) En termes d'émissions dans l'environnement, les incinérateurs de déchets (déchets solides et déchets des hôpitaux) sont souvent les pires producteurs de dioxines en raison d'une combustion incomplète."
( Source : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs225/fr/ )
De plus, si l'on tape "incinération des déchets" sur le moteur de recherche du site de l'OMS (http://www.who.int/fr/), c'est l'Arrêté français du 20 septembre 2002 relatif aux incinérateurs (cité plus haut) qui s'affiche en premier.
Le prospectus TIRU-EDF s'appuie aussi sur le rapport d'octobre 2004 du Comité de la Prévention et de la Précaution (CPP) : "Les Incinérateurs d'Ordures Ménagères : Quels Risques, Quelles Politiques ?". Incinerateurs Quels risques Quelles politiques CPP 2004.pdf EDF-TIRU conclut de ce rapport : "Les experts scientifiques auteurs d'études sur l'impact sanitaire concluent que pour des installations conformes à la réglementation en vigueur - comme le sont les 123 usines du parc français actuel - les risques associés peuvent être considérés comme négligeables."
En vérité, voici la conclusion réelle et bien prudente de ce rapport, largement dépassé par ailleurs puisqu'il date de 2004 : "Le CPP considère en premier lieu que l'impact actuel et futur de l'incinération semble maîtrisé mais qu'il reste des incertitudes à lever. Il est cependant essentiel de développer la surveillance de l'environnement des sites actuels et urgent de promouvoir une politique de prévention de l'augmentation du volumes des déchets. En deuxième lieu, la mise en oeuvre des mesures de prévention actuelles (réglementaires) doit être accélérée. Enfin, les pratiques de l'évaluation experte doivent être rendues crédibles et acceptables par le public, ce qui implique qu'une réflexion très large soit conduite sur ce point en favorisant une politique ambitieuse de participation." Ceci renvoie aux exigences abordées ci-dessus : application du principe de précaution, démocratie participative, respect scrupuleux et vérifiables des réglementations".
Pour finir, la brochure TIRU-EDF assène son coup de grâce : "Les conclusions des études épidémiologiques menées par l'INVS (Institut National de Veille Sanitaire) et l'AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) en 2006 établissent l'absence de risques sanitaires associés aux unités actuelles de valorisation énergétiques des déchets".
Le problème persiste que ces deux organismes n'ont effectué aucune étude épidémiologique sur les risques sanitaires associés aux incinérateurs actuels ! Ce que l'INVS a établi, par contre, c'est l'augmentation spectaculaire des cas de cancers constatés dans les années 1990 et début 2000 chez les populations ayant vécu à proximité d'un incinérateur dans les années 1970-1980 (rapport dont les conclusions définitives ont été publiées en mars 2008, et qui a semé la consternation). L'INVS a constaté que les incinérateurs aux normes actuelles rejettent moins de dioxines qu'avant, ce que tout le monde sait et que personne ne conteste.
Mais ils en rejettent tout de même, et la communauté médicale s'accorde aujourd'hui (voir les notes et documents sur ce site pour les nombreuses prises de position du corps médical contre les incinérateurs) pour invoquer le principe de précaution et à considérer qu'avec les dioxines, il n'y a pas d'effet de seuil : les effets cancérigènes, génotoxiques et mutagènes peuvent apparaître quelque soit la dose d'exposition, seule compte la durée d'exposition au risque, aussi minime soit-il. L'effet pathogène apparaît dès la première molécule de dioxine absorbée et s'accroît à chaque nouvelle molécule ingérée. On ne peut plus se contenter de rejeter un tout petit peu de dioxines, il ne faut plus en rejeter du tout.
Pour en revenir à nos 3 conseillers municipaux, apparemment droits dans leurs bottes, il faut leur répondre qu'un élu se doit, non pas de se sentir "dépossédé" de ses prérogatives, ni "défié" lorsque ses administrés lui demandent d'explorer d'autres façons plus respectueuses de la santé de gérer le traitement des déchets. Non, de telles considérations relèvent d'un orgueil malvenu.
Nos élus se doivent de veiller scrupuleusement à ce que le principe de précaution soit appliqué afin de préserver l'intégrité à la fois de la santé publique et de notre environnement.
Comme le dit si bien l'ADEME, ce sont "essentiellement des questions de préservation de l'environnement et des ressources ainsi que les craintes pour la santé qui motivent les opposants à l'incinération. De plus, ce sont les craintes et les oppositions fermes qui révèlent les questions les plus pertinentes et qui conduisent les pouvoirs publics et les industriels à faire des progrès, sous réserve que l'ensemble des acteurs s'inscrit dans une démarche constructive..." Cette démarche concertée a porté ses fruits à Clermont et à Angers, pour ne citer qu'elles, où des projets alternatifs réellement respectueux de la santé et de l'environnement sont en train d'être mis en oeuvre. Pourquoi pas en Indre et Loire ?
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